vendredi 28 janvier 2022

LA DÉCISION DE LA CEDEAO LE BURKINA FASO

Le Burkina Faso, théâtre d'un coup d'État militaire lundi, a été suspendu vendredi de la Communauté des États ouest-africains (Cédéao), à l'issue d'un sommet virtuel de l'organisation. Ses chefs d'État se retrouveront le 3 février à Accra pour évaluer à nouveau la situation dans ce pays


 

Aucun char, aucun avion de chasse, aucune arme ne vaut l’amour pour la Patrie. Ma conviction est faite que c’est cet amour qui fera la décision et qui nous fera gagner cette guerre.
Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba Président du MPSR.
Chef de l'État.

Extraits du premier discours du Lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, nouveau président du Faso.


🎤Extraits du premier discours du Lieutenant-colonel Paul Henri Damiba, nouveau président du Faso.
✍🏾Notre engagement n’a aucunement pour but de rétablir un ordre quelconque...
✍🏾Je m’engage à convoquer les forces vives de la nation pour convenir d’une feuille de route...
✍🏾...Je mets en garde tous ceux qui ne seront guidés que par leurs intérêts égoïstes, que je serai intraitable...
✍🏾...Si les priorités sont nombreuses, il est clair que la priorité principale est la sécurité...
✍🏾 ✍🏾Que le cultivateur qui n’a rien récolté de la saison...que la femme cheffe de famille qui peine en s’en sortir ... soient pris en compte...
✍🏾...Retour de l’administration publique et au retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine...
✍🏾...J’appelle tous les soldats et tous les VDP à se mettre en ordre de marche pour la bataille...
👉ADRESSE A LA NATION DU LIEUTENANT-COLONEL PAUL HENRI SANDAOGO DAMIBA Président du Mouvement Patriotique pour
la Sauvegarde et la Restauration, Chef de l’État
🎤Peuple du Burkina Faso ;
Concitoyennes, concitoyens de l’intérieur et de la diaspora ; Amis du Burkina Faso ;
👉🏿Rarement dans son histoire, notre pays a été autant confronté à l’adversité. Voilà maintenant plus de six ans que notre peuple vit sous le joug d’un ennemi qui a réussi, par ses méthodes cyniques, lâches et perfides, à faire douter notre peuple au point d’ébranler les valeurs qui ont fait son histoire et sa renommée.
👉🏿Je voudrais me recueillir sur la mémoire des hommes et des femmes, civils comme militaires, dont le sang a mouillé le sol de notre Patrie dans cette lutte que nous menons de façon acharnée.
👉🏿J’ai également une pensée pour tous les blessés qui luttent encore aujourd’hui pour retrouver la plénitude de leurs aptitudes. Aux familles de ces victimes, j’adresse toute ma compassion et tout mon soutien.
👉🏿Au nom de leur sacrifice, j’affirme mon engagement et celui de tout le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), à toujours faire obstacle à toute velléité de détournement du processus de refondation de notre Nation, appelée par le peuple de tous ses vœux depuis bientôt une décennie.
👉🏿Aux combattants au front, et à tous ceux qui veillent quotidiennement sur la sécurité et l’intégrité du Faso, je vous adresse mes encouragements et ma sympathie.
👉🏿A vous tous, agents du public, travailleurs du privé et partenaires du Burkina Faso, je salue vos efforts pour le développement de notre pays et vous adresse mes vifs encouragements.
👉🏿Chers compatriotes,
L’avènement du MPSR a été imposé par le cours des évènements dans notre pays, fragilisé par tant d’évènements et assailli de toutes parts par des groupes armés radicaux. 👉🏿La gravité de l’heure a imposé à notre armée une attitude que lui impose son devoir. Ainsi, les différentes composantes de notre armée nationale, dans une démarche consensuelle ont décidé d’indiquer la voie pour la restauration de l’intégrité de notre Burkina Faso et la sauvegarde des acquis de notre peuple chèrement acquis.
👉🏿J’ai pris conscience avec toutes les franges de notre armée, de l’ampleur des responsabilités qui sont miennes et de la profondeur des exigences de notre peuple, qui ne demande qu’à vivre et s’épanouir dans la quiétude.
👉🏿Peuple du Burkina Faso,
Notre ambition n’est autre que de fédérer l’ensemble des énergies de notre pays, pour jeter les bases d’un Burkina Faso nouveau, débarrassé des oripeaux d’une gestion politique aux antipodes des nouvelles aspirations de notre peuple. Notre agenda est unique et il est clair : la sauvegarde de notre peuple et la refondation de notre Nation.
👉🏿Les indicateurs de mesure de la réalisation de cet agenda demeureront le niveau de restauration de l’intégrité du territoire et la qualité des actions entreprises pour la refondation de notre nation.
👉🏿Je vous donne la ferme assurance que notre engagement n’a aucunement pour but de rétablir un ordre quelconque, mais s’inspire de l’ensemble des exigences légitimes du peuple Burkinabè.
🎤Chers compatriotes,
Nous tenons là, une grande opportunité pour réconcilier notre peuple avec lui- même et déclencher sa marche triomphale vers l’horizon du bonheur. C’est pourquoi je m’engage à convoquer les forces vives de la Nation pour convenir d'une feuille de route qui aura pour but de projeter et réaliser le redressement, voulu par tous les Burkinabè : un redressement dans lequel, le cultivateur qui n’a rien récolté la saison dernière, ou celui qui a assisté au vol de son bétail, ou encore les femmes chefs de ménage qui peinent à nourrir au quotidien leurs enfants seront pris en compte. Je serai à l’écoute de toutes les femmes et de tous les hommes, de tous les patriotes qui s’engageront honnêtement et de façon sincère et désintéressée à l’édification d’un Burkina Faso prospère et paisible.
👉🏿En prélude à cela, j’ai entamé des concertations avec certaines composantes de la Nation y compris avec les personnalités du régime sortant afin de dégager les grandes lignes qui nous conduiront, à terme, vers des décisions consensuelles et inclusives pour la refondation et la restauration d’une paix durable.
👉🏿D’ores et déjà, je mets en garde tous ceux qui ne seront guidés que par leurs intérêts égoïstes, que je serai intraitable face aux actes de trahison des aspirations de notre peuple. Les fondements de notre Nation seront sauvegardés et les dossiers engagés sur le plan judiciaire seront souverainement conduits par les autorités ayant reçu compétence à cet effet.
👉🏿Lorsque les conditions seront réunies selon les échéances que notre peuple aura souverainement définies, je m’engage à un retour à une vie constitutionnelle normale.
Concitoyennes,
Concitoyens,
Burkinabè de la diaspora,
Si les priorités sont nombreuses, il est clair que la priorité principale demeure la sécurité. Il nous faut en effet, réduire significativement les zones sous influence terroriste et les impacts de l’extrémisme violent en redonnant aux Forces de défense et de Sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie, la volonté de combattre et d’aller encore plus à l’offensive avec des moyens adéquats. Ceci est un préalable indispensable au retour progressif de l’administration publique et à la réinstallation des Personnes Déplacées Internes dans leurs villages d’origine.
👉🏿Au-delà des indispensables moyens logistiques, il nous faudra faire appel aux valeurs qui ont fait de notre peuple ce qu’il est. Aucun char, aucun avion de chasse, aucune arme ne vaut l’amour pour la Patrie. Ma conviction est faite que c’est cet amour qui fera la décision et qui nous fera gagner cette guerre. J’appelle toutes les composantes des Forces de Défense et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie à se mettre en ordre de marche pour la reconquête de notre territoire. Dans l’union et la cohésion, et avec le soutien de tout le peuple Burkinabè, j’ai foi que nous relèverons ce défi.
👉🏿Amis du Burkina Faso,
En ces moments particulièrement difficiles pour notre pays, le Burkina Faso a plus que jamais besoin de ses partenaires. C’est pourquoi j’appelle la communauté internationale à accompagner notre pays afin qu’il puisse sortir le plus rapidement possible de cette crise pour reprendre sa marche vers le développement.
Je sais comprendre les doutes légitimes suscités par cette rupture dans la marche normale de l’État, mais je voudrais rassurer l’ensemble des amis du Burkina Faso que le pays continuera de respecter ses engagements internationaux, notamment en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme. De même, le fonctionnement de la justice sera assuré dans le strict respect de son indépendance.
👉🏿Peuple du Burkina Faso
La tâche qui nous attend est immense. Heureusement, elle n’est pas seulement mienne, elle est surtout nôtre. Elle nécessitera de nous de gros efforts individuels et collectifs et certainement des sacrifices. Elle exigera que chacun d’entre nous mette de côté ses intérêts personnels pour laisser place à l’intérêt de tous. Elle impliquera immanquablement une amélioration de la gouvernance sur tous les plans.
👉🏿Elle demandera de chaque Burkinabè courage, désintéressement et détermination.
Courage pour faire face aux épreuves liées à ce type d’épopée. Désintéressement pour faire du service pour la Patrie un sacerdoce.
Et détermination pour poursuivre le chemin malgré les difficultés.
👉🏿Le moment que nous vivons est une opportunité pour notre peuple de se remettre debout et de regarder l’avenir droit dans les yeux. Nous devons la saisir quoi qu’il advienne parce que c’est le devenir de notre Patrie qui en dépend. C’est le défi historique de notre époque et nous n’avons pas le droit de faillir.
👉🏿Chers compatriotes,
Main dans la main ; recouvrons la force, la détermination qui découlent de la fierté de chanter notre hymne national, l’hymne de la victoire dans une intégrité et une dignité retrouvées.
Vive le Burkina Faso
LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS


 

mardi 9 novembre 2021

Situation sécuritaire : Le CFOP donne un mois à Roch pour trouver une solution

 Le cadre de concertation du Chef de File de l’Opposition politique (CFOP) a animé une conférence de presse sur la situation nationale, qu’elle juge « critique ». C’était ce mardi 9 novembre 2021 au siège de l’institution sise à Ouagadougou.

Avant de prononcer son mot, le CFOP a entonné l’hymne national du Burkina; ensuite il a fait observer une minute de silence en mémoire des personnes tombées dans les zones sous la menace sécuritaire.

« Le Burkina Faso n’a jamais été aussi malade que sous le régime du président Roch Kaboré », a déploré le CFOP.

« Même l’espoir suscité par le mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre », s’est amenuisé selon Eddie Komboïgo qui dit lire le « regret et le désespoir » au sein des populations.

« Le tableau est effroyable, plus de 2000 morts avec des familles abandonnées, près de 2 millions de déplacés. (…) Plusieurs axes routiers sont sous contrôle malheureusement de groupes armées », poursuit Eddie Komboïgo, pour qui, cela rappelle « notre fragilité face à la menace sécuritaire ».

« Force est de constater que le régime a perdu presque 2/3 du territoire. Trop c’est trop », martèle-t-il.

« Les deuils nationaux, les messages de condoléances et les dons matériels comme si cela suffisait pour améliorer la situation », a critiqué M. Komboïgo sur le comportement du président Kaboré face à l’insécurité.

Le CFOP appelle donc l’Union africaine, la CEDEAO et l’ONU à prendre des mesures idoines avant que l’insécurité ne s’étende au reste des pays de la sous-région.

« Si dans un délai d’un mois, rien de sérieux et de concret ne sort… l’opposition politique en concertation avec des organisations, prendra des mesures pour demander la démission du chef de l’Etat. Nous demandons aux patriotes d’être prêts pour sauver notre navire », a prévenu Eddie Komboïgo.


Hamed Savadogo (Efforts de Paix): «La Cedeao et l’UA doivent éviter les postures à géométrie variable»

 Hamed Savadogo (Efforts de Paix): «La Cedeao et l’UA doivent éviter les postures à géométrie variable»

@BURKINA.TV- Président de la Plateforme panafricaine Efforts de Paix, Hamed Savadogo

croque l’actualité et porte un regard sur le regain de coups d’état en Afrique de l’ouest, la montée du terrorisme et le changement climatique. Il fait surtout des suggestions qu’il estime à même d’aider à quelque chose. Entretien.
- Vous êtes le président de la Plateforme Efforts de Paix quel est l’objectif de cette structure et ses moyens d’actions?
Efforts de Paix est une plateforme panafricaine qui a décidé de promouvoir la paix durable, la démocratie, et l’intégration des peuples africains. On voit très souvent les Africains pointer du doigt le sous-développement sans évoquer suffisamment la Paix qui est un préalable au développement. Nous avons opté de mettre notre jeunesse au service de la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Le meilleur moyen de contribuer au développement de l’Afrique c’est de militer d’abord pour la paix. Nous voulons donc être une force de proposition qui contribue qualitativement au débat public et qui aide les décideurs à opérer de bons choix dans leur gouvernance. Cela passe naturellement par des tournées de sensibilisation, des conférences et des activités adaptées aux thématiques du vivre ensemble.
- La Paix et la stabilité, on le sait, sont des conditions préalables au développement mais on note en ce qui concerne la sous-région un regain de tensions politiques et surtout un retour aux coups d’état. Comment expliquez-vous cela?
A priori tout cela participe des convulsions de l’apprentissage démocratique de nos jeunes Etats. Cependant, c’est tout à fait condamnable au regard des aspirations des populations. C’est d’ailleurs pourquoi je disais tantôt que le meilleur moyen de contribuer au développement de l’Afrique c’est de militer d’abord pour la paix civile. Cela suppose aussi que nous travaillions à disposer des institutions fortes comme l’a préconisé Barack Obama. Que nous repensions notre rapport à la démocratie en tant que forme de gouvernement et évitions des postures à géométrie variable. Cela vaut aussi bien pour les leaders politiques africains qui gouvernent ou qui aspirent à gouverner que pour la Cedeao et l’Union africaine. Ce qui s’est passé au Mali et en Guinée aurait pu être évité si les mécanismes qu’offre la démocratie avaient été respectés. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut abandonner ces pays à leur sort. Il faut aider ces deux pays à se relever et renouer rapidement avec l’ordre constitutionnel. Lire la suite sur le site.
- Ce recul démocratique qui instaure un climat de ni guerre ni paix auquel on assiste ne sape-t-il pas les efforts de promotion des artisans de la paix que vous êtes?
Bien entendu que chaque fois qu’il y a un foyer de tension qui s’allume quelque part dans le monde c’est la paix qui s’effrite. La paix étant l’absence de violence et de conflit entre les citoyens du monde. Il se trouve malheureusement que le déficit de démocratie ou le recul démocratique dans certains Etats se caractérisent par la violence ; violence entre populations elles-mêmes, mais également violence entre les populations et les gouvernants. Vous remarquerez que même dans le discours la violence apparait. Naturellement que de tels contextes ne favorisent pas la paix. C’est pourquoi l’on assiste de plus en plus également au besoin de création des ministères en charge de la réconciliation et/ou de la cohésion sociale. Nos actions de promotion de la paix viennent en appui, en tant que sociéte civile.

vendredi 17 septembre 2021

Côte d'Ivoire : Boundiali, la renommée guérisseuse Adissa Touré de Kolia interdite d'exercer désormais son activité

 Adissa Touré sur son lieu de pèlerinage à Koalia


Ils sont nombreux qui viennent de plusieurs localités de la Côte d'Ivoire, pour chaque jour converger vers le site de cette guérisseuse musulmane, Adissa Touré.


Son site situé à Kolia, une localité située à quelques kilomètres de Boundiali, dans la région de la Bagoué, ne désemplit pas.


Chaque jour, ils sont des centaines de milliers à prendre d'assaut ce site de celle qui se dit prophétesse musulmane, à la recherche d'une solution à leur problème.


De la religion à la religiosité, les fidèles de cette dame, non reconnue par les instances de l'Islam en Côte d'Ivoire, campent chaque jour sur ce lieu, devenu un site de pèlerinage, pour s'attirer les faveurs et les prières de dame Adissa Touré.


Se définissant comme une musulmane pratiquante affirmée, cette guérisseuse exerçait chaque jour son activité sur ce site qui draine par jour, des milliers de personnes.


Sauf que désormais, Adissa Touré ne pourra plus exercer cette activité souvent à polémique dans la sphère des musulmans au Pays.


Un arrêté du préfet de la région de la Bagoué, interdit désormais l'activité de dame Adissa.


L'espace de la guérisseuse sera fermé précise l'arrêté du préfet de région, dont copie est parvenue à KOACI.


Pour les raisons évoquées par cette note du préfet de région, Adissa Touré est priée de stopper ses activités.


Elles sont entre autres, la rentrée scolaire et l'occupation des infrastructures scolaires de la ville par les visiteurs en quête de guérison miraculeuse, les désagréments causés aux populations riveraines, aux propriétaires des lots bâtis et aux résidents par ces individus en quête de guérison par la prière, la nécessité de prévenir d'éventuelles épidémies de choléra de fièvre Ebola et la propagation du Covid-19 dans la région de la Bagoué, la réalité des menaces djihadistes aux villes frontalières de la région de la Bagoué avec le Mali.

Ce sont ces raisons qui fondent l'arrêté du préfet de région de la Bagoué, par ailleurs préfet de département de Boundiali.

Ainsi, Alissa Touré devra cesser toutes ses activités dans la commune de Kolia. Son site de pèlerinage « est et demeure fermé dans la région de la Bagoué le site de prière de Dame Adissa Touré sis à Kolia dans la commune dudit



et les occupants du site de prière à l'exception des propriétaires des lots bâtis et des résidents du quartier sont sommés de quitter les lieux », ajoute l'arrêté portant fermeture du site de prière de dame Adissa Touré.


Les activités de cette guérisseuse sont donc suspendues depuis le 10 septembre dernier et « les autorités administratives locales et les forces de l'ordre sont chargées chacune en ce qui le concerne de l'exécution du présent arrêté qui prend effet à compter de sa date de signature », précise l'arrêté du préfet de région de la Bagoué en date du 15 septembre 2021.


C'est Totalement inacceptable ce que certaines autorités Gabonaises ont fait vivre à notre consœur Ivoirienne YANN BAHO

🔴C'est Totalement inacceptable ce que certaines autorités Gabonaises ont fait vivre à notre consœur Ivoirienne YANN BAHOU 😠😠😠 . Dans ce récit, elle raconte sa mésaventure...😔
《Je me suis rendue au Gabon le mardi 14 Septembre 2021 pour une visite familiale.
Ayant tous les documents nécessaires pour m’y rendre J’ai passé tous les contrôles sans souci. À la sortie de l’aéroport je suis interpellée Par un agent de la police de l’immigration qui me demande : où vous êtes journaliste Madame, j’ai dit non je suis animatrice. Il m’a demandé de le suivre chose que j’ai faite sans hésiter.
Une fois au poste, voici notre échange :
L’agent: La raison de votre présence sur le sol gabonais
Moi: Je suis en visite familiale
L’agent: vous êtes journaliste ?
Moi: Non je suis animatrice
L’agent : Où est alors le document de votre employeur qui justifie votre présence dans notre pays?
Moi: j’en ai pas vu que je suis là à titre personnel pour une visite familiale
L’agent: vous êtes en mission il faut ce document
Moi: Non M. je ne suis pas en mission. Je peux vous montrer ma lettre d’invitation et la réservation de l’hôtel
L’agent : Donnez-les moi
Il en fait une copie et sort du bureau.
Mon contact me rejoins au poste et demande à me récupérer pour me ramener à l’hôtel chose je refuse les agents sous prétexte qu’ils doivent en recevoir l’autorisation.
Une fois l’agent revenu, il me demande de le suivre. Je l’ai suivi sans poser de question.
Une fois dans le deuxième bureau et le second agent que j’y trouve me dis ceci:
Agent2 : Mme vous avez combien de téléphone ?
Moi: 2 téléphones
Agent 2: donnez-les moi, je les confisque. Vous les journalistes là vous faites les vidéos et envoyez des messages bêtes
Moi: M. je peux savoir ce qui se passe svp ?
Agent 2: Mme donnez les téléphones on va quitter ici
Mon téléphone a sonné à peine j’ai eu le temps de dire à mon contact ce qui se passait que l’agent m’a arraché le téléphone de l’oreille et l’a balancé sur une chaise. Il m’a crié dessus en exigeant que j’entre dans la salle pour qu’il ferme la porte.
Me voici enfermée comme une voleuse sans savoir ce que j’avais fait; il était 19h au Gabon. J’y étais avec d’autres étrangers et un ivoirien. Certains y étaient depuis 8 jours.
Dès que j’ouvrais la bouche pour demander ce que j’avais fait, on m’exigeais de la fermer. Un détenu a demandé à prendre ses médicaments, on lui demandé a dit: les médicaments c’est pour quoi? Vas là bas ha.
Stressée et paniquée je n’avais plus de mots… à 04h j’ai pris froid vu que j’étais assise à même le sol et là j’ai commencé à saigner.
À 06h je demande de l’aide à l’agent, ce dernier me demande de me débrouiller et d’éviter de l’emmerder.
C’est à 09h que là capitaine est venue.
La capitaine me demande de venir une fois en face d’elle :
La capitaine: c’est qui elle ?
Moi: je me presse de me présenter
La capitaine: ha c’est vous la journaliste !
Moi: Non Mme je suis animatrice radio télé
La capitaine : où est le document de votre structure justifiant votre présence ici?
Moi: Je ne suis pas en mission Mme je suis en visite familiale
La capitaine: Même si vous êtes en balade votre entreprise doit vous donner un document avant que vous ne veniez ici
Moi: Je ne le savais pas Mme
La capitaine: haaaa ok la prochaine fois venez avec ça
Moi: Ok Mme
Elle remet mon passeport à un agent et dit allez-y. Je demande où Mme? Mais chez vous. Je dis mais Mme , elle me jette à la figure : Mme on a du boulot ici hein.
C’est ainsi que j’ai été refoulé hier mercredi et ramener en Côte d’Ivoire.
J’ai été enfermé de 19h à 09h sans avoir le droit de boire ni de manger. Car mon contact m’a dit après que je suis rentrée en Côte d’Ivoire, qu’il avait ramené à manger et à boire pour moi. Mais les agents ont refusé de m’apporter le repas. Je précise qu’il y avait le ressortissant togolais qui n’avait pas mangé ni bu depuis 3 jours.
DIEU merci je suis chez moi."》
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